COVID-19 et IECA

Ano de publicação: 2020

CONTEXTE:

Le présent document ainsi que les constats et prises de position qu’il énonce ont été rédigés en réponse à une interpellation du ministère de la Santé et des Services sociaux dans le contexte de l’urgence sanitaire liée à la maladie à coronavirus (COVID-19) au Québec. Cette position est basée sur une recension sommaire de la documentation scientifique par des professionnels en évaluation et des pharmaciens de l’INESSS. Par ailleurs, son contenu repose sur les connaissances disponibles au moment de sa rédaction. Dans les circonstances d’une telle urgence de santé publique, l’INESSS reste à l’affût de toutes nouvelles données susceptibles de lui faire modifier son avis. POSITION DE L’INESSS: Les données portant sur les conséquences de l’utilisation des inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IECA) et des antagonistes des récepteurs de l'angiotensine (ARA) dans le contexte de l’épidémie de COVID-19 ne sont actuellement pas concluantes. En dépit d’une plausibilité biologique, la corrélation entre l’usage de ces médicaments et un risque accru de contracter la maladie ou de développer une forme grave n’est pas démontrée chez l’humain. De plus, l’expérience passée nous prouve que l’arrêt de la prise de ces médicaments pourrait être préjudiciable aux patients. L’INESSS est donc d’avis, à la lumière des données actuellement disponibles sur le sujet, que: -les cliniciens ne devraient ni interrompre ni modifier la thérapie de façon systématique à moins d’une condition médicale qui le justifie, par exemple la grossesse ou l’insuffisance rénale sévère; -les patients chez qui un diagnostic de COVID-19 n’est ni soupçonné ni confirmé ne devraient pas interrompre ou modifier leur traitement; -les patients chez qui un diagnostic de COVID-19 est soupçonné ou confirmé ne devraient pas non plus décider d’interrompre ou de modifier leur thérapie médicamenteuse sans l’avis d’un professionnel de la santé. POSITION DE L’INESSS: Les données portant sur les conséquences de l’utilisation des IECA et des ARA dans le contexte de l’épidémie de COVID-19 ne sont actuellement pas concluantes. En dépit d’une plausibilité biologique, la corrélation entre l’usage de ces médicaments et un risque accru de contracter la maladie ou de développer une forme grave de celle-ci n’est pas démontrée chez l’humain. De plus, l’expérience passée nous prouve que l’arrêt de ces médicaments pourrait être préjudiciable aux patients. L’INESSS est donc d’avis, à la lumière des données actuellement disponibles sur le sujet, que: -les cliniciens ne devraient ni interrompre ni modifier la thérapie de façon systématique à moins d’une condition médicale qui le justifierait, par exemple la grossesse ou l’insuffisance rénale sévère; -les patients chez qui un diagnostic de COVID-19 n’est ni soupçonné ni confirmé ne devraient pas interrompre ou modifier leur traitement; -les patients chez qui un diagnostic de COVID-19 est soupçonné ou confirmé ne devraient pas non plus décider d’interrompre ou de modifier leur thérapie médicamenteuse sans l’avis d’un professionnel de la santé.

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